A LIRE29 septembre 2017

    • Budget 2018 : « Ce texte contient des mesures très importantes en faveur de l’attractivité », se félicite Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef, dans LE FIGARO (page 28). Citant « la suppression de l’ISF et l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital », il note « un intérêt marqué pour ces allégements de la part des entrepreneurs français qui s’étaient exilés à l’étranger ». Toutefois, « ces baisses sur la fiscalité du capital, de même que la réforme du Code du travail d’ailleurs, n’auront pas un effet immédiat. Mais le bénéfice se fera sentir sur le quinquennat », prévient Geoffroy Roux de Bézieux. « Ce sont des mesures favorables aux entrepreneurs, et incitant à investir », explique-t-il. Or, estime-t-il, « la relance de l’investissement est cruciale pour l’économie française, et notamment pour les PME, dont beaucoup ont pris du retard sur la transformation numérique ». En ce qui concerne la suppression de l’ISF-PME, le vice-président délégué du Medef considère que « l’ISF étant supprimé sur le capital, il est logique que l’ISF-PME disparaisse ».  Mais il appelle à « dynamiser l’IR-PME, qui permet de réduire l’impôt sur le revenu en cas d’investissement dans les fonds propres d’une PME, en augmentant les plafonds de ce dispositif et en le sortant du plafonnement des niches fiscales ». Par ailleurs, « nous sommes toujours favorables à la transformation du CICE en baisse pérenne de cotisations sociales », insiste Geoffroy Roux de Bézieux. Mais, dénonce-t-il, « le passage du taux du CICE de 7 % à 6 % en 2018 alourdira les prélèvements des entreprises de 3 milliards d’euros par an. Puis sa transformation en baisse de charges, en 2019, de 5 à 7 milliards ». « Au Medef, nous demandons que les baisses de charges soient linéaires et concernent aussi les salaires intermédiaires. Nous proposons aussi un plafond des cotisations sociales pour les hauts salaires », explique le vice-président délégué du Medef.